Les collages de Joe Webb

Giant Leap, collage, 2014.

Giant Leap, collage, 2014.

Joe Webb, graphiste anglais de profession, élabore d’étonnants collages arborant une esthétique surréaliste.
Las de travailler le plus clair de son temps devant un écran d’ordinateur et plus largement de l’omniprésence de la technologie dans son quotidien, Joe Webb abandonne de temps à autre son ordinateur pour réaliser manuellement des collages.
Le choix judicieux des images combinées et la précision dont il fait preuve dans les raccords de ses collages donnent parfois l’impression qu’ils ont été créés ou retravaillés par ordinateur. Il opère cependant sans support numérique et sans retoucher ses images.

Les collages de Joe Webb sont réalisés à partir d’images découpées qu’il déniche dans d’anciens magazines dont la plupart proviennent des années 1950. Comme il l’explique, il se limite à deux ou trois images pour confectionner ses collages. Il les assemble ensuite en une seule en gardant pour « objectif de communiquer un nouveau message ou une nouvelle idée » avec celle-ci. Dans l’entretien qu’il livre au Huffington Post, Webb évoque notamment de façon très claire son parti-pris de toujours vouloir signifier quelque chose au travers de ses œuvres.

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Les étranges fragments d’Aurélie Haberey

Haberey Aurélie, Compartiments, photographie (suite de trois images) Tirage C-Print, diasec, 42 x 42 cm (chacune), 2004 (2)

Haberey Aurélie, Compartiments, photographie (suite de trois images) Tirage C-Print, diasec, 42 x 42 cm (chacune), 2004 (2)

Les photographies d’Aurélie Haberey composent un monde que l’on a du mal à ne pas qualifier de « féminin » : des lumières douces et des corps qui valsent…Mais des corps bien étranges, souvent démembrés et sans visages. En fait, ces photographies parlent d’un corps – le plus souvent féminin – qui vit, qui bouge et danse. Elles parlent de désir, car qu’est-ce que le désir sinon un jeu constant entre envie et frustration ?

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La notion d’objet chez Richard Estes

(Reprise d’un travail universitaire)

Ici il sera question de Richard Estes, un artiste américain qui à l’instar de Gerhard Richter réalise ses peintures à partir de photographies. A la différence de ce dernier, Estes s’enthousiasme pour le paysage urbain. Il est né en  1932 dans  l’Illinois (Etats-Unis), a étudié à l’Art Institute de Chicago et s’affirme sur la scène artistique comme un peintre hyperréaliste. Ses toiles arpentent New-York, Chicago, Paris, Florence… Nous nous promènerons donc à travers ses peintures pour tenter d’avoir un aperçu de son travail pictural et essayer d’en comprendre les principaux enjeux.

Richard Estes, 34 street Manathan,  Looking East, 1982, huile sur toile, 231.1cm x 231.1 cm.

Richard Estes, 34 street Manathan, Looking East, 1982, huile sur toile, 231.1cm x 231.1 cm.

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