Les collages de Joe Webb

Giant Leap, collage, 2014.

Giant Leap, collage, 2014.

Joe Webb, graphiste anglais de profession, élabore d’étonnants collages arborant une esthétique surréaliste.
Las de travailler le plus clair de son temps devant un écran d’ordinateur et plus largement de l’omniprésence de la technologie dans son quotidien, Joe Webb abandonne de temps à autre son ordinateur pour réaliser manuellement des collages.
Le choix judicieux des images combinées et la précision dont il fait preuve dans les raccords de ses collages donnent parfois l’impression qu’ils ont été créés ou retravaillés par ordinateur. Il opère cependant sans support numérique et sans retoucher ses images.

Les collages de Joe Webb sont réalisés à partir d’images découpées qu’il déniche dans d’anciens magazines dont la plupart proviennent des années 1950. Comme il l’explique, il se limite à deux ou trois images pour confectionner ses collages. Il les assemble ensuite en une seule en gardant pour « objectif de communiquer un nouveau message ou une nouvelle idée » avec celle-ci. Dans l’entretien qu’il livre au Huffington Post, Webb évoque notamment de façon très claire son parti-pris de toujours vouloir signifier quelque chose au travers de ses œuvres.

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Bob Mazzer, photographe du métro londonien

Clockwell, années 1980.

C’est en photographe amateur que Bob Mazzer réalise dans les années 1970 et 1980 de nombreux clichés dans le métro londonien. Comme lui-même a pu le dire, il ressentait une telle crainte à l’idée de rater quelque chose de captivant à immortaliser, qu’il s’accompagnait dans tous ses déplacements de son appareil photo.
Sans en avoir réellement conscience au moment où il réalise ces images, Bob Mazzer constitue cependant à travers elles un étonnant et extraordinaire témoignage de la vie quotidienne.
Ce n’est d’ailleurs que très récemment que ses photographies ont fait l’objet d’une première exposition, Underground, à la Howard Griffin Gallery.

Durant ses longs trajets en métro, Bob Mazzer photographie enfants, vieillards, amoureux, sans-abris, punks, touristes dont le physique atypique ou les attitudes étranges qu’ils adoptent, attirent son œil de photographe. Rien d’étonnant donc, à ce que les rames et les stations de métro où se concentrent des personnes très différentes aux comportements parfois inattendus, deviennent ses terrains de jeu favoris.

« Je sentais que le métro était mien et que j’étais là pour prendre des photos ».

 

Rockers at Manor House, années 1980.

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Duane Hanson : un sculpteur hyperréaliste

Duane Hanson with Football Player, 1984

Duane Hanson, sculpteur américain affilié au courant hyperréaliste naît en 1925 à Alexandria dans la Minnesota. Dès son plus jeune âge, Hanson entretient un rapport de fascination à la matière. Très tôt il réalise des sculptures à l’aide de divers matériaux – tels que le bois, le polyester ou encore le bronze – qu’il délaisse progressivement au profit de la résine de polyester et de la fibre de verre qu’il utilise ensuite jusqu’à la fin de sa vie. Mort en 1996 des suites d’un cancer provoqué par l’usage de ces matériaux nocifs, Hanson remporte au cours de sa carrière un grand succès couronné de nombreux prix. Il a par ailleurs eu une importante influence sur toute une génération de sculpteurs hyperréalistes tel que Ron Mueck. La technique employée par Duane Hanson et sa constante application à vouloir représenter des figures humaines avec un degré très poussé de réalisme en font un artiste atypique de la scène artistique américaine des années 1960. La pratique hyperréaliste de la sculpture chez Hanson dépasse cependant la simple quête d’une représentation parfaite de la réalité puisque dans son travail l’objet et la matière permettent avant tout de rendre compte de problématiques sociétales propres à son temps et qui lui tiennent à cœur.

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