Avez-vous déjà vu….les gravures abracadabrantes d’Alexander Brodsky et Ilya Utkin ?

Columbarium Habitable

Columbarium Habitable

Alexander Brodsky et Ilya Utkin se sont rencontrés en 1972 alors qu’ils étudiaient à l’Institut d’Architecture de Moscou. Projects portfolio (1980-1990) est un des nombreux fruits de leur collaboration qui ne prendra fin qu’en 1993.

Cet ensemble de gravures sur cuivre, particulièrement étranges et irréalistes, est né au sein de la mouvance des « architectes de papier« , un petit groupe d’artistes russes dénonçant le réalisme socialiste soviétique dont l’esthétique austère basée uniquement sur l’utilité appauvrit le paysage architectural du pays. S’opposant à cette philosophie de l’utile et du concret, Alexander Brodsky et Ilya Utkin proposent des dessins architecturaux  à contre-pied de la modernité. Tout, de la technique à l’esthétique en passant par la calligraphie, évoque les manuscrits du XVIIIe siècle.

Brodsky et Utkin travaillaient parfois des années sur ces images fantastiques extrêmement denses et complexes. Elles s’accompagnent le plus souvent de textes eux aussi assez obscurs. Le tout forme autant de réflexions sur la déshumanisation par l’environnement, et  la vie sous un régime totalitaire.

Projects Portfolio est actuellement exposé à la Tate moderne dans le cadre de Dream and Poetry.

maintenant oui :)

Annaëlle.

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Lara Gasparotto

Laura Gsparotto 10

À seulement 24 ans, Lara Gasparotto a déjà un univers photographique bien défini. C’est que la jeune femme a très tôt reconnu sa passion : à 16 ans, déjà, elle photographie. Elle a donc 8 ans de pratique derrière elle, 8 ans qui lui ont permis de mettre en place un univers très personnel.

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Mouna Saboni , photographe de la mélancolie

Mouna Saboni, série Va Com Deus, Série photographique réalisée dans les favelas de Rio de janeiro au Brésil d'Aout à Octobre 2012.

Mouna Saboni, série Va Com Deus, Série photographique réalisée dans les favelas de Rio de janeiro au Brésil d’Aout à Octobre 2012.

Enfermement, oppression, frustration. Autant de termes pour rendre compte des situations que Mouna Saboni photographie : les Palestiniens enfermés dans des camps et rêvant de regagner leur « homeland » ; les marocains tentant encore et encore de rejoindre l’Espagne par la mer ; les brésiliens prisonniers de leur oppressante favela. L’oeuvre de Mouna Saboni est engagée, sociale. Et pourtant, dépassant l’aspect purement documentaire, la photographe produit une œuvre particulièrement sensible, confinant parfois à l’onirisme, peuplée de fantômes, et où affleurent mélancolie et nostalgie.

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